Après une intrusion ou un rançongiciel, remettre les systèmes en route ne suffit pas. Tant que le point d’entrée n’est pas identifié, rien ne garantit que l’attaquant a perdu son accès : une reconstruction faite trop vite se solde souvent par une seconde attaque quelques semaines plus tard, par le même chemin.
L’analyse forensique répond aux trois questions qui conditionnent la suite : par où sont-ils entrés, jusqu’où sont-ils allés, et qu’ont-ils emporté.
Ce que l’analyse établit
- Le point d’entrée
Service exposé, identifiants compromis, pièce jointe, accès d’un prestataire : nous remontons à l’origine plutôt que de la supposer. - La chronologie
Date de la première compromission, durée de présence dans le système, moments d’activité. Un attaquant reste fréquemment plusieurs semaines avant de se manifester. - La progression latérale
Les comptes utilisés, les machines atteintes, les privilèges obtenus. - Les mécanismes de persistance
Tâches planifiées, comptes créés, services et accès distants laissés en place pour revenir. - L’exfiltration
Ce qui est sorti du réseau, dans quel volume et vers où, dans la limite de ce que les traces conservées permettent d’établir.
Sur quoi nous travaillons
- Copies à l’identique des ordinateurs, serveurs et téléphones concernés, réalisées avec bloqueur en écriture
- Mémoire vive des systèmes encore allumés, quand elle est récupérable
- Journaux des pare-feux, des serveurs, de l’Active Directory et de la messagerie
- Traces réseau et journaux de connexion des accès distants
- Sauvegardes, pour dater les modifications et retrouver un état sain
C’est pourquoi la conservation des journaux est décisive : leur rotation automatique efface souvent la période qui nous intéresse. Dès la découverte d’un incident, suspendez-la.
Ce que vous en retirez
- Un rapport établi par un ingénieur assermenté, qui expose les constats et leurs limites sans jargon inutile
- La liste des failles à refermer avant remise en service
- Les éléments nécessaires à votre déclaration de violation de données auprès de la CNIL, qui doit intervenir dans les 72 heures suivant la prise de connaissance
- Les pièces techniques utiles à votre assureur et, le cas échéant, à un dépôt de plainte
Les erreurs qui coûtent cher
- Éteindre les machines : la mémoire vive disparaît, et avec elle une part des preuves.
- Réinstaller avant analyse : la cause de l’intrusion est effacée, la faille reste ouverte.
- Laisser tourner la rotation des journaux : la période utile s’efface d’elle-même.
- Communiquer par la messagerie compromise : l’attaquant lit vos échanges de crise.
Un incident est en cours ? Appelez directement notre CERT/CSIRT, joignable à toute heure. Si les éléments doivent servir devant un tribunal, voir notre expertise judiciaire informatique.
Une compromission avérée ou suspectée ? Décrivez-nous ce que vous avez constaté et les systèmes concernés. Nous vous dirons ce qui est encore analysable.
Faire analyser un incident